Bretagne

Le jour où j’ai rencontré des hommes-algues

D’habitude, je ne vous parle que de manifestations/expositions/lieux à visiter/rayez la mention inutile toujours visibles au moment M où je vous écris. Alors je me suis dit : tant pis, je ne raconterai pas les Homo-Algus.

Et puis, récemment, je suis tombée sur ce tweet.

 

Vous me connaissez : dès qu’il s’agit de parler de choses totalement bizarres, voire flippantes, je suis la première partante. Alors là, je me suis dit : Diantre ! Mais pourquoi m’interdirais-je de les évoquer, diable ?! (bon, en vrai, ça a plutôt fait : Merde ! Bah pourquoi j’en blablaterais pas finalement, hein ?)

Allez, je resitue le décor. On est en 2016, en été et ça se passe dans le Golfe du Morbihan. A Séné, précisément, une ville collée aux basques de Vannes. Dans cette petite ville (qui porte, au passage, le nom d’une plante aux vertus prétendument laxatives)(mais c’est une autre histoire) existe une Réserve naturelle.

Un endroit où, d’habitude, on croise surtout des oiseaux pataugeant dans les marais. Sauf que, en ce jour de juillet, des étrangers sont venus s’installer dans les lieux.

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Leur nom ? Les Homo-Algus. Leur créatrice ? La plasticienne Sophie Prestigiacomo. Son objectif (ouhlà, ça commence à faire beaucoup de questions) ? Faire converser l’Art et la Nature. Comment (promis, après celle-là, j’arrête) ? En créant de toutes pièces des sortes d’hommes, faits de vase et d’algues.

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Un Homo Algus under construction.

Au soleil, les algues sèchent et deviennent des sortes de parchemins. Leur peau se craque. Ce jour-là, quand je les découvre, il n’y a pas de soleil. Et l’atmosphère, lugubre, les fait ressembler à des êtres cadavériques hantant les marais.

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L’un (qui ressemble à Jésus, vous trouvez pas ? Un Jésus qui aurait passé 2 000 ans dans un marais, ok) semble se laver. L’autre, boire. Le troisième se met en chasse. Tandis qu’un quatrième guette.

La pluie ruisselle sur leurs visages. Le vent fait danser leurs guenilles. On s’attendrait presque à les voir marcher.

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Malheureusement, le temps breton faisant son oeuvre, les Homo-Algus se sont abîmés. Et ont été retirés de leurs marais en janvier 2017, après huit mois de présence (à noter que deux d’entre eux avaient aussi fait une courte apparition dans la Réserve en 2012). Mais leur créatrice, à l’époque, ne cachait pas son envie de les y remettre…

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